La trilogie marseillaise sur les bords de l’Oise Destinations baroques Festiv’ARTERE PUBLIQUE Un avant goût de Cergy, Soit ! Pop et subtil Les archives
Musique Théâtre Humour Jeune Public Conférences Rendez-vous Expositions Sports Danse Cinéma
Pour vous inscrire,
remplissez le formulaire
Radio Télévision La Presse écrite Le Journal télévisé
. Santé : numéros utiles
. Environnement : le tri sélectif
. Offres d'emplois
. Trouver un job d'été, le guide du CIJ
. Toutes les filières d'enseignement supérieur
. Le logement étudiant
. Nouveaux horaires du CIJ
. Les fonds d'écran
. Les écrans de veille
. Les jeux

Florent Amodio, la relève
Pour sa première participation aux Jeux Olympiques il y a 15 jours à Vancouver, Florent Amodio a terminé 12e du concours de patinage artistique. A 19 ans, le petit prodige du Cergy-Pontoise Sports de glace prépare les beaux jours du patinage français.

Il ne s’y attendait pas. Il y a quelques mois encore, alors qu’il préparait sa première saison chez les seniors, Florent Amodio ne s’imaginait pas s’envoler pour les JO. Tout au plus espérait-il quelques résultats encourageants. Ils furent bien plus que cela. À l’automne dernier, il remporte les Masters d’Orléans devant Brian Joubert, la star incontestée de la discipline. Deux mois plus tard, en l’absence de ce dernier, il s’empare du titre de champion de France et gagne son billet pour Vancouver. L’ascension est fulgurante.

Acrobate et danseur à la fois
Qui aurait dit que ce petit garçon né au Brésil, adopté à l’âge d’un mois par un couple de Français, s’illustrerait un jour dans les sports de glace ? Florent Amodio a été «repéré» lors d’une séance publique à la patinoire de Cergy-Pontoise. Il avait 4 ans. Ce jour là, l’entraîneur Bernard Glesser entrevoit de suite l’étendue de ses possibilités. Accord des parents obtenu, il prend l’enfant sous sa coupe. Quinze ans plus tard, ces deux-là sont toujours ensemble. Et se connaissent sur le bout des doigts. «On n’a pratiquement plus besoin de se parler» admet l’entraîneur. La particularité de son poulain, selon lui ? «Posséder à la fois des qualités d’acrobate et de danseur». Le jeune homme, que ceux qui le connaissent décrivent comme volontaire et généreux, est étonnant. On lui parle contraintes du haut niveau ? Il répond plaisir. Un plaisir que même les moments difficiles, comme ces deux ans passés loin des patinoires en raison d’une maladie de croissance, ne parviennent pas à entamer. «Ils font partie de la vie d’un sportif. Je les ai acceptés». Sur les espoirs qu’il suscite, les succès à venir, il affiche, détaché, une maturité déconcertante. «L’expérience m’a montré que ça ne servait à rien de se mettre la pression. Quand je pense à mon histoire ou quand je vois ce qui se passe dans le monde, à Haïti par exemple en ce moment, je relativise pas mal de choses. Et je mesure la chance que j’ai d’être là où je suis».


Une belle marge de progression
Protégé par des parents qui l’accompagnent sans jamais le pousser, entouré de son entraîneur et de son préparateur physique, Philippe Borie, auxquels il est très attaché, Florent Amodio n’est pas prêt de tomber dans le piège de la notoriété naissante. Là où beaucoup ne pensent qu’aux résultats, lui travaille la performance individuelle. «Je me bats contre moi-même. Je n’ai aucun adversaire». Quand il n’est pas sur la glace, Florent mène une vie normale, chez lui à Frémainville, entre musique, jeux vidéos et sorties entre potes. Futur détenteur d’un brevet d’Etat d’éducateur sportif, il regarde l’avenir avec confiance. «Il est loin d’avoir montré tout son potentiel» estime Bernard Glesser. «Il a une belle marge de progression côté technique et, à son âge, du temps devant lui pour acquérir encore plus d’expressivité». Voilà qui promet.
CC


Reportage : Florent Amodio, la relève



Page d'accueil | Contact | Diaporama | Liens | Plan du site | Mentions légales | Crédits